La CAN seniors, prochain chantier du sport mauritanien?

Construire des stades de proximité est une nécessité. Se donner les moyens d'accueillir une Coupe d'Afrique des Nations seniors, seul ou en co-organisation, serait une ambition d'une tout autre dimension. Et si la Mauritanie décidait d'en faire un objectif national à moyen terme ?
Les inaugurations sportives présidées jeudi 5 novembre par le président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, offrent une occasion de poser cette question avec ambition. Elles témoignent d'un engagement en faveur de la jeunesse et du développement des infrastructures sportives, qu'il convient désormais d'inscrire dans une vision à long terme.
La modernisation de Nouakchott pourrait notamment intégrer cette perspective. Une capitale qui aspire à davantage de modernité doit aussi disposer d'infrastructures sportives de dimension internationale, capables d'accueillir de grandes compétitions et de renforcer l'attractivité du pays.
Certes, le défi est considérable. Pour une CAN à 24 équipes, les exigences de la CAF prévoient notamment six stades de compétition, avec des capacités minimales de 40 000, 20 000 et 15 000 places selon les catégories, ainsi que des terrains d'entraînement, des installations médicales, des équipements médias et des capacités hôtelières adaptées.
À ce jour, le Stade olympique de Nouakchott dispose d'environ 10 000 places. Le projet d'extension du stade Cheikha Ould Boïdiya, annoncé pour 16 000 places, constitue une perspective encourageante. Quant au stade municipal de Nouadhibou, il nécessite encore d'importants travaux de modernisation.
Notre pays ne dispose donc pas encore des infrastructures nécessaires pour accueillir seul une telle compétition. Mais la co-organisation avec un ou plusieurs pays de la sous-région pourrait constituer une option réaliste, comme l'illustre la CAN 2027 confiée au Kenya, à la Tanzanie et à l'Ouganda.
La Mauritanie possède également un atout institutionnel : l'expérience et la capacité de mobilisation du président de la FFRIM, Ahmed Ould Yahya, ainsi que son réseau au sein des instances africaines du football, pourraient contribuer à faire avancer une telle ambition auprès de la CAF et des partenaires régionaux.
L'enjeu dépasse largement le football. Une CAN constitue un puissant levier de développement économique, de création d'emplois, de promotion touristique et de rayonnement international. Les investissements dans les stades, les routes, les hôtels et les transports représentent surtout un patrimoine durable pour le pays.
Ce patrimoine renforcerait également les moyens d'action du département chargé des Sports. En disposant d'infrastructures modernes et réparties sur le territoire, celui-ci pourrait consolider son autonomie institutionnelle et exercer pleinement sa vocation, sans dépendre systématiquement d'un rattachement à d'autres secteurs gouvernementaux.
L'expérience de la CAN U20 organisée en 2021 a déjà démontré que la Mauritanie pouvait accueillir un rendez-vous continental. Les nouvelles réalisations inaugurées le 5 novembre doivent permettre de franchir une étape supplémentaire.
Il appartient désormais à l'État, au département des Sports et à la FFRIM d'envisager une feuille de route, avec des objectifs progressifs de construction, d'extension et de mise aux normes des infrastructures.
Organiser ou co-organiser une CAN seniors ne doit plus relever du simple rêve sportif, mais devenir une ambition nationale à préparer. L'engagement du président de la République, la modernisation de la capitale et la capacité de mobilisation de la FFRIM offrent des leviers pour ouvrir ce chantier.
Mohamed Feily dit Antar
Les inaugurations sportives présidées jeudi 5 novembre par le président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, offrent une occasion de poser cette question avec ambition. Elles témoignent d'un engagement en faveur de la jeunesse et du développement des infrastructures sportives, qu'il convient désormais d'inscrire dans une vision à long terme.
La modernisation de Nouakchott pourrait notamment intégrer cette perspective. Une capitale qui aspire à davantage de modernité doit aussi disposer d'infrastructures sportives de dimension internationale, capables d'accueillir de grandes compétitions et de renforcer l'attractivité du pays.
Certes, le défi est considérable. Pour une CAN à 24 équipes, les exigences de la CAF prévoient notamment six stades de compétition, avec des capacités minimales de 40 000, 20 000 et 15 000 places selon les catégories, ainsi que des terrains d'entraînement, des installations médicales, des équipements médias et des capacités hôtelières adaptées.
À ce jour, le Stade olympique de Nouakchott dispose d'environ 10 000 places. Le projet d'extension du stade Cheikha Ould Boïdiya, annoncé pour 16 000 places, constitue une perspective encourageante. Quant au stade municipal de Nouadhibou, il nécessite encore d'importants travaux de modernisation.
Notre pays ne dispose donc pas encore des infrastructures nécessaires pour accueillir seul une telle compétition. Mais la co-organisation avec un ou plusieurs pays de la sous-région pourrait constituer une option réaliste, comme l'illustre la CAN 2027 confiée au Kenya, à la Tanzanie et à l'Ouganda.
La Mauritanie possède également un atout institutionnel : l'expérience et la capacité de mobilisation du président de la FFRIM, Ahmed Ould Yahya, ainsi que son réseau au sein des instances africaines du football, pourraient contribuer à faire avancer une telle ambition auprès de la CAF et des partenaires régionaux.
L'enjeu dépasse largement le football. Une CAN constitue un puissant levier de développement économique, de création d'emplois, de promotion touristique et de rayonnement international. Les investissements dans les stades, les routes, les hôtels et les transports représentent surtout un patrimoine durable pour le pays.
Ce patrimoine renforcerait également les moyens d'action du département chargé des Sports. En disposant d'infrastructures modernes et réparties sur le territoire, celui-ci pourrait consolider son autonomie institutionnelle et exercer pleinement sa vocation, sans dépendre systématiquement d'un rattachement à d'autres secteurs gouvernementaux.
L'expérience de la CAN U20 organisée en 2021 a déjà démontré que la Mauritanie pouvait accueillir un rendez-vous continental. Les nouvelles réalisations inaugurées le 5 novembre doivent permettre de franchir une étape supplémentaire.
Il appartient désormais à l'État, au département des Sports et à la FFRIM d'envisager une feuille de route, avec des objectifs progressifs de construction, d'extension et de mise aux normes des infrastructures.
Organiser ou co-organiser une CAN seniors ne doit plus relever du simple rêve sportif, mais devenir une ambition nationale à préparer. L'engagement du président de la République, la modernisation de la capitale et la capacité de mobilisation de la FFRIM offrent des leviers pour ouvrir ce chantier.
Mohamed Feily dit Antar