Mourabitounes : un staff à revoir, des résultats à exiger

Dimanche dernier, la réunion de travail entre Ahmed Yahya et l’ensemble du staff des Mourabitounes intervient à quelques jours d’un rendez-vous important : la Mauritanie affrontera la Centrafrique le 24 septembre à Casablanca, avant de jouer le Bénin le 29 septembre à Abidjan.

Le président de la FFRIM a appelé son encadrement au professionnalisme, à la rigueur et à l’engagement. Un rappel utile. Mais il ne devrait pas être le seul message.
Car le problème n’est pas seulement de disposer d’un staff. C’est de savoir ce que chacun apporte réellement.

La composition officielle du staff des Mourabitoiunes fait apparaître un encadrement particulièrement large, couvrant les secteurs technique, médical, administratif, médiatique et logistique. Cette organisation peut se justifier lorsqu’elle répond à des besoins précis. Elle devient en revanche discutable lorsque des fonctions se chevauchent ou lorsque certaines présences ne correspondent pas à une véritable valeur ajoutée pour la sélection.

Dans le milieu du football, les critiques sont récurrentes concernant certains profils éloignés du travail strictement sportif, ainsi que l'existence de doublons dans certaines fonctions. Des interrogations circulent également sur la présence de personnes dont l'apport lors des déplacements internationaux serait difficile à identifier.

Ces questions méritent d’être posées sans procès d’intention : qui fait quoi ? Avec quels objectifs ? Et avec quels résultats ?
Car chaque déplacement d’une sélection nationale représente un coût. Lorsque les ressources sont publiques ou fédérales, la responsabilité impose que chaque membre du voyage soit là pour une mission clairement définie et utile à la performance.

La FFRIM gagnerait donc à procéder à une véritable évaluation du staff, fonction par fonction, en supprimant les doublons et en recentrant l’encadrement sur les besoins réels des Mourabitounes.
Le temps des grandes délégations doit laisser place à celui de l’efficacité.

La réunion présidée par Ahmed Yahya ne doit donc pas être une réunion de plus. Elle doit marquer le début d’une exigence nouvelle : moins de présence pour la présence, davantage de compétence, de responsabilité et surtout de résultats.
Les prochaines échéances de la CAN 2027 permettront rapidement de mesurer si ce changement d’exigence est réellement à l’œuvre.
Aux Mourabitounes de jouer. À la FFRIM de s’assurer que chacun autour d’eux mérite sa place.
Mohamed Feily dit Antar