Il s’est fait un nom à la tête des cadets maliens. Il a conduit les Aiglons au sommet de la CAN U-17 en 2015, et à la finale de la Coupe du monde de la catégorie la même année. Le Malien a forcé alors le respect unanime de ses pairs. Depuis plus d’un an, il officie en Mauritanie où il a la charge de l’équipe nationale juniors qui entame ce week-end contre le Maroc sa campagne de qualification pour la CAN de la catégorie. A la veille du match aller, il a répondu aux questions de cafonline.com. 

  Qu’avez-vous ressenti en venant travailler en Mauritanie, pays dont le football ne joue pas dans la même division que le Mali ?

 Le pays est guidé par une farouche volonté. La fédération met les moyens dont elle dispose pour faire avancer les choses. Il est vrai que le Mali a une certaine marge dans presque toutes catégories d’âges et de talents. En Mauritanie, c’est énorme dans les infrastructures, notamment au niveau du siège. Aussi, quand elle obtient quelque chose, elle le fait bien. Regardez avec le Sommet de la FIFA et la conférence de la FIFA sur le développement par exemple. Elle fait de gros efforts en matière de mentalité sportive. Pour l’instant, elle travaille, elle investit et d’ici cinq ans la Mauritanie pourrait jouer les premiers rôles.

 La Ligue 1 mauritanienne est un championnat où les clubs ont une exigence de résultats immédiats ?

 Parfois. Tout dépend des clubs. Deux voire trois sont dans ce cas. L’avantage, quand on a fait une saison et plus, on connaît. Quand un entraîneur étranger débarque, il peut être dérangé dans sa méthodologie. En revanche, quand on connaît un peu les mentalités, ça vous avantage aussi dans la culture, pour vous adapter à cet environnement.

 Restez-vous quand même en contact avec le football malien ?

 Naturellement. Je trouve que le niveau n’est plus le même qu’il y a trois ans, c’est logique avec la crise qui le secoue, la fuite des joueurs à l’étranger. On joue quand même toujours le premier rôle dans les catégories d’âge.

 Avant le match contre le Maroc début de votre aventure africaine à la tête de la sélection des moins de 20 ans des Mourabitounes, vous avez effectué des stages et disputé des matches amicaux, notamment contre la Tunisie…

 Je pense avoir exécuté à souhait mon programme. J’ai eu des matches sur place comme à l’étranger. On a joué des équipes plus fortes que nous. Nous sommes allés en Espagne, au Sénégal, c’était intense. On a récemment joué et fait match nul à Nouakchott contre la Tunisie. C’est intéressant pour les joueurs, ils ont appris. Pour moi, ça donne de la confiance.

 Place à l’officiel avec la réception du Maroc ce samedi ?

 Je vous assure que nous nous sommes préparés au mieux pour ce match et que nous avons des arguments. J’ai bon espoir que la Mauritanie se qualifié pour la prochaine phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 20 ans et j’espère que je serai toujours sur le banc. Nous allons jouer contre un adversaire, un pays où tout marche pour le football. Mais, on se donnera de la valeur pour sortir de l’ombre et se faire respecter.

 Source : CAF