C'était dans l'air du temps ! Sanction allégée pour le gardien de FC Tevragh Zeïna ! Rappelons que le portier international s’était rendu coupable d’une « agression sans lésion corporelle » sur l’arbitre Bouh ould  Abdoul Aziz. Diaw avait été expulsé lors de la rencontre de la 13ème journée opposant FC Tevragh Zeïna à la Kedia (1-0), après une véhémente protestation suivie d’altercation.Initialement suspendu pour  six mois, assortis d’une amende de 8.000 MRU, Namory Diaw  a vu sa peine réduite à seulement  trois matches et à une amende de 4.000 MRU, « pour comportement incorrect envers officiels de match ». Une bonne nouvelle  pour le portier international et les Galactiques engagés dans la course au titre.  La commission de recours de la FFRIM fonde sa décision, prise le 17 Janvier, sur le fait que Namory Diaw n’est pas «  coutumier des faits pour lesquels il a été suspendu » par  la Commission de discipline.

 Cette décision est diversement appréciée. À Tevragh Zeïna, grand « ouf de soulagement », bien sûr, après la tourmente. Encore aucune réaction officielle cependant. Son de cloche tout à fait  différent, du côté de l’opinion sportive. « Glas de l’autorité et de la crédibilité de la commission de recours », « brèche ouverte à toutes les dérives », analysent plusieurs observateurs. Prise en tenaille, soulignent d’autres, entre le respect scrupuleux du code disciplinaire (véritable bréviaire de la pratique footballistique) et le désir ardent de ne pas « dynamiter » la récente réconciliation, la commission a trouvé une échappatoire, en rendant un verdict diplomatique.Tout le monde y trouve son compte. Exceptés les arbitres désormais à la merci de footballeurs aux nerfs vifs.

 Force est de reconnaître que le cas de Namory rappelle celui d’un international qui  fut absous de ses péchés et gracié par la FFRIM, après avoir giflé un arbitre.

Suspendus pour six mois ferme assortis d’une amende de 6.000 MRU, Abdellahi ould Maouloud « Janvion », l’entraîneur de l’ACS Ksar, et Youssouf Gaye, dirigeant de FC Kaédi, n’avaient pas fait appel de la sentence qui leur a été infligée par la commission de discipline. La commission de recours n’a donc pas examiné leur cas. L’opinion rate (pour le moment) une (belle) occasion de saluer le verdict prononcé.

 

 

Interdiction formelle de reprise de cet article sans la mention : www.rimsport.net

©Tous droits réservés